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Qui aurait cru que le rêve américain serait supplanté par le rêve Anglais? Je vous le dis tout net je n'aurais pas parié ne serait-ce qu'une livre avant ce jour mémorable du 27 juillet dernier. Merci Minicorp, merci Hotmini, grâce à vous l'idée de faire un débarquement chez les Anglais, digne de la seconde guerre mondiale, a tranquillement germé et cette expédition risque de donner des envies d'aventure à de nombreux miniacs.
Mission :
atteindre Donington Park, circuit renommé près de Birmingham, et découvrir le secret du Mini Racing Festival.
Équipement :
une bonne mini de 84 avec un mauvais réglage de ralenti, 3 miniacs entassés, vivres et rations pour 4 jours et une bonne carte routière, ponchos pour la pluie bien sûr !
De
cette aventure, nous ne savions rien mais après
avoir campé, près des vaches au fond
d'un bois, s'être brossé les dents en déviant l'eau des abreuvoirs et s'être nourris de café soluble, de crudités, de thon en boîte et de prunes cueillis sur les bords de routes, maintenant nous savons tout. Oh comme le camping sauvage est accessible!, oh comme les Anglais et leur paysages de rêves sont accueillants!. Il faut dire que nous ne passions pas inaperçus. Vous demanderez à l'occasion à Bonbonnière la couleur de sa voiture…
Enfin, au bout de 2 jours Donington Park en vue et pour 10 livres seulement le gîte sans le couvert au milieu d'un champ, pile sur le couloir aérien de l'aéroport international. Un avion tous les ¼ d'heure de jour comme de nuit, on se serait presque pris pour des soldats à la veille d'un bombardement. D'ailleurs les premiers Anglais arrivés sur le camp avaient dignement hissé le pavillon britannique.
Au total 250 Mini, toiles de tentes et barbecue, se préparaient, au son de quelques canettes de bières, à assister au spectacle de l'année dès 9h le samedi matin. Petit tour au paddock pour découvrir les futures héroïnes et leurs pilotes. Pour ceux qui maîtrisent le mode d'emploi d'un moteur de mini, oubliez tout!, admirez les photos, ces moteurs là n'ont plus rien à voir, il n'y a qu'une chose à dire, ce sont de véritables bombes et en plus elles tiennent la route. Mieux vaut être un pilote aguerri.
De 9h à 18h30 non stop, les courses se sont enchaînées. Deux catégories de voitures : des simili routières un poil améliorées et des sportives carrossées comme des formules 1. Nombreuses elles étaient!! Environ 60 à concourir pour les petites et une bonne 40 aine pour les grosses cylindrées. 1 journée entière n'était pas de trop pour départager tous ces fauves.
Départ des courses, tours de chauffe pour appréhender le circuit et que le spectacle commence ! Sur les premiers tours, les pilotes s'efforcent d'amorcer les chicanes en douceur mais dès le troisième tour, on prend des risques, on se lâche, on se prend des poteaux en plastique, les pare-chocs et élargisseurs sont ramassés à tour de bras, on se provoque et s'accroche mais une chose est sûre : chacun tient à sa place et même s'il faut amorcer les virages sur 2 ou 3 roues, il faut que ça passe, même si ça casse un peu, beaucoup, passionnément. Toujours les même devant et les même derrière, chapeau bas Hudson, dernier mais flamboyant, tu nous a tout fait : des têtes à queues faits d'une façon que je n'imaginais pas qu'on puisse faire ça avec une mini, des chicanes que tu confondais avec des lignes droites. Pilote ou hypermétrope il faut choisir.
Enfin, des noms à retenir, ceux des gagnants : Les frères Neville, Sims, Hack, Hunt, Maria Brown…. C'était tellement beau que j'ai la mémoire qui flanche.
18h30, remise des prix et pour remercier les spectateurs…2 tours de circuits offerts à tout conducteur d'une titine au doux nom de mini. Concerts de klaxon, 250 mini sur la piste et on touche le bonheur du bout du doigt.
Maintenant si vous me demandez quelles sont mes impressions… Pas une goutte de pluie, des coups de soleil à vous faire défaillir et enfin, c'est sûr j'y retourne mais de grâce nous étions les seuls français, nous n'avons pas osé dresser notre pavillon, alors on se cotise pour l'année prochaine? |
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