A
tous les miniacs qui passionnés comme moi …
… n’ont
pas baigné au fond de la marmite mini depuis
leur tendre enfance
… commencent à en faire leur passion si ce n’est pas déjà fait
… sont amateurs de vieux souvenirs
Je
pense aussi à tous ceux qui comme moi ont bien
du mal à suivre certaines conversations passionnées
sur tel ou tel modèle malgré leur front
plissé, la sueur qui perle d’effort de
concentration et qui à la fin de la première
question qu’on leur pose cherchent désespérément
le bouquin qui les sauvera de l’ignorance.
Au
petit matin, l’idée arriva en silence,
tout n’était pas perdu : culture mini,
tu ne tombes pas du ciel et même si j’arrose
chaque jour la pierre tombale de John Cooper mon cerveau
ne va pas germer pour autant ! D’une traite et
sans me retourner je parti donc à la recherche
de l’histoire mais quelle histoire ! Celle de
nos minis bien sûr et pour trouver un début,
rien de mieux que de suivre la chronologie.
Alors,
posons le décor. Souvenons nous un instant,
août 59 , la British Motor Corporation (BMC)
présente le modèle ADO 15 en 848 cm3
(37 CV) eh oui la voilà notre mini, c’était
sa grande sortie sous deux versions quasi identiques
Austin Seven Mini et Morris Mini Minor. Ce modèle
devait répondre aux exigences posées
par l’étude : avoir 4 vraies places avec
des performances au moins égales à la
Morris Minor 1000 et à l’Austin A 35,
avoir 4 roues indépendantes et ne pas mesurer
plus de 3 mètres et enfin ne pas consommer plus
de 7 litres au 100. Quel succès ! En 1 an déjà plus
de 10 000 titines Austin sortent de la chaîne
et près de 14 500 pour la version Morris.
Juin
1960, c’est l’arrivée d’un
premier dérivé commercial : le Mini Van
(camionnette tôlée) toujours sous les
deux marques « Austin et Morris ».
Septembre
1960, c’est la sortie des breaks « Austin
Countryman » et « Morris Mini Traveller ».
La caisse est sensiblement identique au modèle
Van hormis la partie latérale arrière
vitrée et enjoliveur en bois sur les flancs
de caisse. Le terme est dit, l’équipement
est à la hauteur du terme utilisé…le
luxe!
Et
me revoilà avec mon idée de retourner à la
source de l’histoire mini, vous me direz « c’est
bien joli La Miss de nous ressortir la RTA quasiment
mot pour mot mais un laïus sur des dates et des
versions ça n’éclaire pas notre
cerveau pour autant…ça ne germe toujours
pas ! »
Pour
illustrer tout ça, il fallait un collector,
un vrai, un vieux qui sentait le vécu avec une
succession certainement incroyable de fessiers posés
sur les sièges et de surcroît un propriétaire
enchanté de me conter un petit bout de son histoire.
Rien qu’en étalant la carte grise, mon
cœur n’a fait qu’un tour et demi :
25 janvier 1961, pour ce Baby Country 850, la deuxième
importée en France d’après les
recherches et on est là dans le fond de la marmite
tout prêt à s’enivrer du passé.
La
voilà la toute belle, dans son jus d’origine,
vous remarquerez sa calandre à moustaches, l ‘emplacement
de ses rétros, la forme des clignotants avec
le petit jonc chromé sur le pourtour.

Vu
de côté avec plein phare sur les encadrements
en bois des flancs, vous remarquerez les roues en 10
montées sur tambours d’origines, les vitres
coulissantes avant - arrière, la forme des poignées
des portes, la forme des feux arrières de l’époque
et la touche d’originalité du propriétaire
pour les des deux bouées de sauvetage, mais
il vous rassure, cette mini n’est pas en danger
et n’a nullement le besoin d’être
sauvée. La peinture a été entièrement
refaite, les bois conservés.

L’habitacle,
dans le luxe de l’époque assorti aux couleurs
extérieures, on joue le bi-ton avec du vinyl
pour garnitures, les portes s’ouvrent avec des
sangles, ce n’est qu’à la fin de
1961 qu’elles seront remplacées par des
leviers. Que faut-il remarquer d’autre ? Le volant à 2
branches seulement, le démarrage au sol et le
compteur central.

Enfin
et pour terminer la présentation de ce bijou,
visite guidée à l’arrière
avec sa banquette rabattable et sa roue de secours,
le logement roue de secours n’est pas d’origine
mais judicieux et bien pratique.

J’ai
bien essayé de prendre une vue plongée
du moteur mais cette titine, capricieuse comme tant
d’autres, nous a refusé l’ouverture
du capot, le tournevis n’étant pas à portée
de main, nous n’avons pu que capituler.
Beaucoup
d’autres miniacs experts verront une multitude
de petits détails sur ces photos, laissez-libre
cours à vos commentaires, je remercie moi-même
le minicorp-team 57-78 de m’avoir montré du
doigt ce petit bijou, sans eux je serais passée à côté de
cette belle tranche d’histoire. Nous sommes à l’heure
des remerciements et je remercie Alexandre de Paris,
heureux propriétaire de ce bijou depuis 6 mois
seulement, ne me demandez pas comment il a fait pour
la trouver, je n’ai pas posé la question,
en tout cas la chance lui est tombée dessus
comme le soleil sur un champ de blé!
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