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Les
nouvelles : le bloc et la culasse sont chez le rectifieur,
je fais le reportage en milieu de semaine prochaine,
vous allez voir comment on rectifie une culasse, échange
des sièges et peut-être des guides, déglaçage
cylindre.
Pour aujourd'hui, intéressons nous à l'arbre à cames
et ses accessoires directs :
Sur cette première photo on voit une partie
des éléments que nous allons regarder de plus près. Il y
a donc l'arbre à cames, la pignonerie de distribution, les poussoirs,
les tiges de culbuteurs et la pompe à huile, l'allumeur qui est lui aussi
entrainé par l'arbre à came.

Les
deux pignons de distribution et la chaîne d'entraînement,
notez le repère sur le grand pignon (le petit
point en bas du grand pignon), nous allons le retrouver
peu après. Vous noterez également qu'il
n'y a pas de tendeur de chaîne sur ce modèle,
c'est un 998 standart début des années
80, c'est également une chaîne simple.

Gros
plan sur les repères de calage; un petit trou
sur le grand pignon, un bossage sur le petit.

Le
pignon d'entraînement de l'allumeur.

Une
rainure sur un des paliers de l'arbre à cames,
rainure qui sert à lubrifier le coussinet.

Gros
plan sur une came: on remarque déja qu'elle
n'est pas fatiguée car elle ne présente
pas de marques, on note que sa forme est plutôt
ventrue, presque ronde; pour privilégier la
souplesse du moteur; en effet, la forme des cames influe
sur la souplesse, plus la came est ronde, plus la soupape
va s'ouvrir tôt, favorisant le remplissage du
cylindre ou l'évacuation des gaz brûlés
pour celle d'échappement. Par contre, avec des
cames de ce style, la puissance est limitée,
le moteur ne peut également pas prendre trop
de tours par rapport à un arbre à cames
plus "pointu", pour inverser cette tendance
sur les arbres à cames "compète" on
joue sur le croisement des cames.

Les
poussoirs, éléments essentiels. On remarque
que celui ci porte des marques de cercles concentriques,
pourquoi ça: tout simplement parce qu'il tourne
durant le fonctionnement du moteur, rotation destinée à répartir
l'usure sur toute sa paroi verticale et éviter
les rayures; lorsqu'il se bloque, l'usure se fait toujours
au même endroit et l'animal dépérit
et meurt au bout d'un certain temps.

Celui
ci ne tournait plus, on remarque que la came portait
toujours au même endroit et avait même
commencé à marquer ce poussoir en profondeur.
En insistant, l'arbre à cames se serait usé à son
tour, entraînant son décès prématuré.
L'usure des cames se révèle soit par
de toutes petites "étoiles" au sommet
de la came, soit par des espèces de petites
figure ovales et concentriques, genre ellipse, également
au sommet de la came. Il est fort probable que le culbuteur
actionné par ce poussoir ait été mal
réglé (pas assez de jeu).

Celui
ci présente des marques de destruction de sa
surface ??? peut-être une mauvaise qualité de
l'acier!! Ou encore un mauvais graissage; d’ou
l’avantage de remonter des poussoirs percés.

Les
deux photos suivantes, le croisement des cames, si
on prend deux cames en enfilade, on remarque que l'une
est orientée à droite et l'autre à gauche
ou vice et versa, si on trace un trait dans l'axe de
ces deux cames, on obtient deux ligne qui se croisent
en formant un angle, cet angle correspond au croisement
des cames et c'est sur cet angle que l'on va jouer
pour modifier le croisement lors de l'usinage de l'arbre à came;
soit on le diminuera pour avoir un laps de temps plus
court entre la fermeture de l'une par rapport à l'ouverture
de l'autre soit on augmentera la valeur de l'angle
pour avoir le fonctionnement inverse, on jouera également
sur la forme des came pour avoir un moteur plus pointu
qui prendra des tours plus rapidement; tout ça
avec des périphériques adaptés
(carbu, gicleur, allumage, etc....). L'arbre à cames
est bien le cerveau du moteur.


Angle
de croisement des cames

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